"L'amour est à réinventer"{Rimbaud}

 "L'amour est à réinventer"{Rimbaud}
C A N__Y O U__K E E P__A__
S E C R E T__? En cours
Akanishi Jin x Kamenashi Kazuya

Chapitre 1, Chapitre 2, Chapitre 3, Chapitre 4, Chapitre 5, Chapitre 6

N E V E R__C O M E__B A C K__
C H E R R I I
Takaki Yuya x Kota Yabu; Chinen Yuri x Ryosuke Yamada

Chapitre 1, Chapitre 2, Chapitre 3, Chapitre 4, Chapitre 5, Chapitre 6, Chapitre 6 (Interlude), Chapitre 7, Chapitre 8, Chapitre 9, Chapitre 10, Epilogue.

P O U R__T O U J O U R S
En cours

Nishikido Ryo x Uchi Hiroki

Partie Unique

T R I C K__O R__T R E A T__?
Nishikido Ryo x Uchi Hiroki

Partie Unique
{Special Halloween}

# Postato giovedì 15 gennaio 2009 16:07

Modificato sabato 06 febbraio 2010 10:00

NEWS

1 0 0

J'ai une idée de One Shot (parce que fiction, flemme ~ Enfin, on verra, PEUT ÊTRE BIEN).
Pour les vacances, ça va être... Marrant :) (De dieu ! Que j'aime les projections dans le futur). Donc à la rentrée;

Prestige.

Demain, je poste le chapitre... (5 ou 6 ?) de NCBC. Je vais m'arranger ce soir, dans mon lit, pour écrire la suite de CYKAS. Mais rien n'est sûr !
Sinon, y'a plus les petits pots de Nutella du coup j'en ai pris un gros. C'EST LE MAL.

# Postato domenica 10 gennaio 2010 16:53

Modificato martedì 09 febbraio 2010 15:16

Pour Toujours

« Dis Ryo... Comment aurait été notre vie si j'avais agis autrement ? »

« Quelque chose de trop banal Uchi »




15 Juillet 2005

La pluie battante lui giflait le visage comme si elle semblait, elle aussi, être au courante de ce qu'il avait commis quelque minutes plus tôt dans ce bar. Tout ce qui l'entourait ; les voitures, les lampadaires, les poubelles, le béton, tous lui lançaient un regard accusateur. Il avait péché, ses supérieurs ne l'épargneraient pas, Dieu non plus mais il osait espérer que son amour avec qui il s'était disputé la veille l'écouterait. Dans un dernier effort, ses membres l'amenèrent dans cette rue familière, méconnaissable la nuit cependant. Il attrapa fébrilement son portable puis composa un numéro qu'il connaissait sur le bout des doigts. Touches après touches. Gouttes après gouttes. Quand la tonalité retentit, le jeune homme se mit à pleurer de plus bel. On le savait très sensible et pleurnichard. Quelqu'un décrocha.

- Mochi Mochi

Il ne savait pas quoi faire. Il avait peur de se faire rejeter alors qu'il avait besoin d'une épaule sur laquelle pleurer. Il voulait répondre mais sa conscience l'en empêchait. Il ne le méritait pas. Il ne méritait plus rien désormais.

- Uchi ? Se permit de supposer l'aîné alors qu'une once d'inquiétude flottait dans sa voix rauque.

- Ryo, j'ai fais une connerie... Pardon... Je..Je...

- Hiro, tu pleures ? Demanda t-il.

- Non ! Mentit-il en posant sa main sur sa bouche pour faire cesser ses couinements de plus en plus présents.

- Si c'est à cause de la dispute d'hier, je m'excuse. Je ne pensais pas que cela t'affecterait aut-...

Il avait raccroché. Cet imbécile avait appuyé sur le bouton « éteindre » alors que son ami s'excusait pour une erreur bien moins grave. Baissant la tête, il renifla encore et encore alors que l'averse se calmait peu à peu, comme ses pleurs. Toute cette eau l'avait dessaoulé et il était conscient que maintenant il ne pouvait plus reculé, le mal étant déjà fait depuis le moment où il avait franchi l'entrée de cette boite. Il remit le portable dans sa poche de jean et ce n'est qu'à partir de ce moment-là, au contact de la matière cotonneuse, qu'il remarqua qu'il était trempé de la tête aux pieds. Il n'avait que quelques mètres à franchir pour se retrouver au chaud, dans un lit, avec son meilleur ami mais cette idée n'effleura pas une seule fois son esprit. Il releva la tête observant un point fixe, c'était la lumière blanche de la lampe du salon de Nishikido qui se reflétait dans la baie vitrée. Il vit une silhouette se diriger vers elle pour l'éteindre. Et quand elle fut éteinte ce fut comme un déclic. Comme si c'était tout était fini. Hiroki traversa la rue, ouvrit la porte de l'immeuble, grimpa chaque marche et tapa d'une main fébrile sur la porte. Il y avait une sonnette mais en faisant ce geste, Ryo savait à qui il aurait à faire en ouvrant la porte d'entrée. Quand celle-ci fut ouverte, elle laissa apparaître dans l'embrasure le visage inquiet du brun ténébreux et Uchi se jeta à son cou en poussant avec son pieds le morceau de bois blanc. Il n'enleva pas ses chaussures, ni son manteau, il ne prononça aucun mot même pas un « bonsoir ». Tout ce qu'il voulait c'était voir son ami, le serrer fort dans ses bras. Le lendemain il serait rayé de sa vie et ils ne se verraient plus pendant un long moment. En pensant à tout cela, ses pleurs reprirent de nouveau. C'était une femmelette. Il en avait conscience également.

- Ryo, faisons l'amour.

Le prénommé Ryo écarquilla les yeux. Il y avait eu une suite d'actions qu'il avait vu passer à une allure folle alors qu'il s'attendait juste à trouver son amant sur le pas de la porte. Il ne remarqua même pas que son ami avait passé ses bras autour de son cou, qu'il était gelé et mouillé et qu'il semblait horriblement désespéré. A vrai dire, il ne réagit qu'à partir du moment où Hiro parla. Cette phrase l'avait fait sursauter. Le fait étant qu'elle ressemblait plus à un ordre qu'à une proposition.

- Uchi, le sexe ne résout jamais rien, s'efforça t-il de dire alors qu'il tentait de le calmer en lui caressant d'un geste rassurant le dos.

Il avait raison mais si cela pouvait lui faire oublier l'espace d'un instant la bêtise qu'il avait faite alors il le supplierait, quitte à se mettre à genoux, à s'accrocher à ses jambes et à hurler. De toute manière, il connaissait par c½ur Nishikido et il savait qu'en un rien de temps il céderait !

« Tu sais quoi ? Le pire c'est qu'on l'a fait ! »

« Ouais... Je voyais tout ton corps avec ces foutus vêtements trempés »

« Les éléments étaient les seuls de mon côté alors. »

Uchi se réveilla en sursaut pris de sueurs froides à cause du cauchemar qu'il venait de faire. Il se voyait descendre toutes ses bières dans cette salle à lumières tamisées, noyant ainsi son chagrin avec son ami : l'alcool. Et cette scène repassa encore et toujours dans son esprit jusqu'à ce que le corps nu de Ryo vienne se coller contre lui avec tendresse, que ses bras musclés l'emprisonnèrent avec jalousie et que sa bouche se logea sur sa tempe de manière à lui prodiguer des baisers. Le tout avec une sensualité déconcertante ! Il y avait dans ces gestes trop d'amour pour un seul être ce fut donc sans surprise que le cadet repartit de plus belle en fondant en larme à la seule idée de décevoir son amant.

Le lendemain, alors qu'il dormait encore dans un lit douillet, Ryo prépara le café. C'était une habitude et sa vie se résumait en trois mots : Musique, Sexe et Café. Musique car il faisait bien évidemment parti de la Johnny's et que c'était là qu'il avait connu Uchi, Sexe parce qu'il avait le privilège de faire l'amour à Uchi et Café tout simplement parce qu'Uchi en buvait. Subtilement sa vie ne se résumait alors qu'à une seule et unique chose, Uchi. Alors qu'il s'apprêtait à attraper une tasse, deux bras vinrent encercler tout d'abord sa robe de chambre et ensuite sa taille. L'aîné soupira d'aise et attrapa sans ménagement la main de son compagnon, se mettant face à lui. Le regard d'Hiroki était coupable. Il avait beaucoup pleuré la nuit passée... Au début Ryo croyait que c'était parce qu'il lui faisait mal après tout cela faisait pas mal de temps qu'ils ne l'avaient plus fait mais ce n'était pas le cas. Ce n'est qu'après tous ses sanglots qu'il se rendit compte qu'il y avait autre chose.

- Je...

- Chut ! Fit Nishikido en posant son doigt sur la bouche du cadet.

- Ryo...

- T'as fait une connerie, je le sais !

Il hocha de la tête. On l'avait grillé. Comme d'habitude.

- Tu as pleuré toute la nuit aussi. Quelqu'un t'as fait du mal ?

- Ryo, Hiroki respira, je rentre à Osaka.

Cella là aussi il ne l'avait pas vu venir pourtant elle était bel et bien sortit de sa bouche. Ryo serra les mains d'Uchi comme si ce geste allait pouvoir changer quelque chose et baissa la tête pour faire le point. Plusieurs minutes passèrent et ils restèrent de marbre dans cette position. L'un debout encore au bord des larmes, l'autre lui tenant les deux mains, le dos bossu et le visage torturé. Qui allait parler en premier ? De toute manière, il le fallait sinon Ryo allait se méprendre sur la « connerie » qu'avait faite son ami en croyant qu'il s'agissait peut être d'un adultère ! Depuis qu'il avait dit qu'il rentrait chez lui, en quittant donc son appartement, Ryo avait perdu la parole, partagé entre deux sentiments ; l'amour et la colère. Ce fut alors, dans un élan de vaillance, qu'Uchi brisa le silence :

- J'ai bu.

- Tu as bu ? Hiro, tout le monde boit ! Répliqua t-il.

- J'ai été pris en photo Ryo ! Tu ne comprends pas ça ! EN PHOTO...

- Je... Qu'est ce qui t'as pris bon sang ! Vociféra alors Ryo, conscient que ce qu'il éprouvait maintenant était plus de la colère que de l'amour.

- J'ai encore cédé. Je suis allé dans ce bar, accompagné de plusieurs connaissances et de femmes et j'ai pensé à toi.

- Tu es mineur... Hiroki... Souffla Ryo en s'effondrant sur une chaise pour prendre sa tête entre les mains.

- Quelqu'un m'a pris en photo, poursuivit-il, et je ne m'en suis rendu compte que trop tard. Je ne pouvais pas le rattraper, surtout pas avec l'état dans lequel j'étais.

- Tout le monde le saura, Johnny le premier, prononça t-il en respirant plus calmement que tout à l'heure.

« Tu avais raison, encore une fois ! »

« Il l'a su et... Tu es parti comme ça sans rien me dire, aucun baiser, aucun adieu, pourtant tu le savais qu'on n'allait plus se revoir et que ta vie allait être un calvaire »

Cela faisait deux mois, jours pour jours, qu'Uchi avait quitté Ryo en laissant derrière lui les Kanjani8 et les NEWS. Il ne l'avait pas décidé, ce choix. Un jour ou l'autre il aurait de toute manière mis la clé sous la porte mais il ne pensait que ce serait de cette façon et aussi tôt. Parfois il se voyait en train d'appeler son meilleur ami mais il ne le faisait jamais, c'était un exploit. Lui qui huit semaines plus tôt ne pouvait se passer de son odeur, de sa voix et, c'était la moindre des choses, de son corps, arrivait désormais à oublier, à l'oublier. Enfin c'était ce qu'il disait à tout le monde. Le problème avec Hiroki était qu'il mentait mal. Le pauvre était trop honnête, trop gentil... Parfois même naïf. On le savait qu'il n'était pas bien. On le sentait qu'il pleurait tous les jours, cloîtré dans sa chambre avec pour unique compagnon un ours en peluche ! Parce qu'Uchi s'était avant tout un homme sensible, un gros pleurnichard et il fallait qu'il évacue toutes ces émotions. Un jour sa mère lui avait demandé ce que devenait Ryo. Elle ne le savait pas quand disant cela elle détruisait son fils pourtant entendre son prénom le fit réfléchir. Depuis cette exile il avait reçu cent cinquante messages de Nishikido. Et plus il y pensait plus il se sentait stupide de ne pas avoir répondu à un seul de ces mots, réconfortants pour la plupart.

Ses journées étaient toutes les même, elles se ressemblaient trop. Banales et dérisoires c'était ce qu'il pensait d'elles. Un jour normal pour Hiro consistait à se lever vers huit heures et demie. Il rangeait la chambre que sa mère avait aménagé pour lui puisque avant il habitait avec son ami, se mettait sous la douche pendant une heure en espérant que l'eau efface toutes ses erreurs et descendait pour saluer ses parents. Après quoi, il sortait puisqu'il n'avait que ça à faire ! Plus d'émissions, plus de concerts, plus d'amis, Johnny était un businessman doublé d'un salaud du moins c'était ce que croyait Uchi jusqu'à ce qu'un jour il aperçoit assis sur le palier de la maison une silhouette familière. Il s'avança, un sac à la main rempli de Takoyaki (boules de pieuvre frites), jusqu'à se retrouver à quelques centimètres de Nishikido Ryo en personne. Il n'en croyait pas ses yeux, ah ça oui ! Il hésitait entre premièrement l'appeler et courir avant de se faire tuer ou deuxièmement ne pas faire de bruit et courir après s'être fait remarquer. Il ne put choisir aucunes des deux options puisque ce fut l'aîné qui releva la tête. Hiroki, bouche-bée, resta planté là en attendant les reproches mais au contraire son ami se leva, les lèvres pincées et les yeux brillants de joie. Il hurla presque en disant :

- Uchi, bon sang de merde ! Tu sais que ça fait depuis deux mois que je veux te parler, chaque jour, chaque nuit, à chaque seconde de mon existence sans toi ?!

Sa voix n'avait pas changé, toujours aussi rauque, sensuelle et plus encore quand il hurlait.

- T-Tu as changé de coupe ? Demanda-t-il.

Ryo écarquilla les yeux en fusillant le regard de son ami. Voilà tout ce qu'il voulait lui demander, tout ce qu'il trouvait à lui dire après ces mois de séparation ? S'il n'avait pas été aussi inquiet pour l'état de son ami Nishikido aurait pu rire comme il le faisait à chaque blague que sortait Uchi sauf que cette fois-ci il n'y arrivait pas. Il avait tellement réfléchit pour lui dire cette phrase...

- Tes cheveux, continua Uchi, ils sont mieux comme ça.

C'était vrai. La seule chose, stupide bien sûr, qu'il arrivait à dire n'était pas aussi romantique que celle que lui avait crié en pleine face Ryo mais quand même... Il se débrouillait bien. Si on comptait qu'il ne s'attendait pas du tout à voir son amant devant la porte de sa maison, à Osaka et donc très loin de Tokyo et de son métier qui lui interdisait formellement de le voir.

- Uchi... Murmura Ryo plus sérieusement, Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?

Le cadet baissa la tête, honteux. Comme s'il n'avait pas envie de croiser le regard de son ami.

- Je te mentirais si je te disais que je n'avais pas envie de le faire. J'essaye de suivre les règles maintenant et Johnny a clairement dit que je ne...

- LA FERME !
La ferme, la ferme, la ferme ! Vociféra l'aîné.

« A ce moment-là, j'ai compris qu'il n'y avait pas que moi qui souffrait, Ryo, ce jour-là j'ai découvert une autre facette de ta personnalité et pourtant... »

« C'est toi qui a fondu en larme dans mes bras »

« J'avais besoin de t'entendre dire que tu m'aimais, encore et encore »

Ils venaient à peine de se retrouver qu'ils se quittaient déjà. Ryo avait pris un énorme risque en allant voir son ami pourtant quand il fut de retour dans son appartement à Tokyo il se sentit plus léger, comme s'il avait un poids en moins sur les épaules. Alors qu'il repensait aux moindres petits moments intimes passés avec Uchi, quelqu'un sonna à la porte. Les ennuis commençaient... Il soupira en rangeant toutes les photos d'Uchi qui depuis longtemps étaient restées éparpillées sur le sol et se dirigea vers l'entrée. Quand il ouvrit il n'eut même pas le temps de reconnaître la personne que celle-ci s'était déjà littéralement jetée sur lui.

- Oi ! Ryo, qu'est-ce tu fou ?! On t'avait dis qu'y avait une répétition cet après-midi ! Tu le savais non ?

- Pas trente six questions à la fois Subaru, répondit Nishikido, assommé.

- « Pas trente-six questions à la fois »... Qu-Qu'est-ce que c'est ça ? Hurla l'aîné.

Ryo ne répondit rien. Sa visite à Osaka avait dû faire tout le tour de Tokyo avant même qu'il ne s'y rende !

- Tu ne pouvais pas l'appeler comme tout le monde ! Déclara finalement Shibutani qui avait à présent une tasse à café dans la main.

- J'avais besoin de voir... S'il se débrouillait bien, je veux dire, expliqua Ryo en posant sa tête sur la table de la cuisine.

- Le grand boss ne le sait pas encore, on peut dire que la chance est avec toi pour aujourd'hui, remarqua-t-il en souriant.

- Mm...

Et son après-midi se termina sur ces paroles. Il n'alla pas à la répétition, simulant une angine. Et ce fut comme ça chaque fois que l'occasion se présenta. Tout le monde comprenait ce qu'il ressentait. Certains disaient qu'il exagérait, qu'il dramatisait trop la situation et on le sait que la vie n'est pas un drama pourtant il n'avait pas à se justifier, c'était comme ça et pas autrement ! Ils le faisaient bien rire ceux qui disait cela, il les voyait mal, eux, se retrouver tout seul, sans pied à terre, sans amour, sans Hiroki quoi !

Il n'avait qu'une envie, que Johnny revienne sur sa décision. Trop sévère ou pas assez ? Les avis divergeaient. Il y avait bien sûr eu les Kanjani, perdus à sept alors que le groupe était fait pour être composé de huit membres puis NEWS partagé entre deux choix.

- Baliverne, grommela Ryo en direction de la télévision.

« Alors n'oubliez pas, boire est non seulement dangereux pour la santé mais aussi pour le métier »

Des phrases comme celle-là il entendait des centaines chaque jour. Il n'avait qu'une chose à faire pour passer le reste de sa soirée calmement, boire de la bière. Et zapper aussi. En prenant soin d'éviter les Shounen Club est tout ce qui se rapportait à la JE et alors il était comblé durant quelques heures.

« J'avais l'impression que c'était toi qui vivait le calvaire Ryo-chan ! Je ne me trompais pas, ne ? »

Depuis son séjour à Osaka, Hiroki n'avait plus revu Ryo. Et quand il essayait de l'appeler pour avoir de ses nouvelles, il tombait toujours sur le répondeur. Ce jour-là, à la même heure que tous les autres jours, il composa son numéro, qu'il connaissait plus que par c½ur.

« Je ne suis pas là pour le moment mais si vous voulez me joindre, laissez-moi un message ! »

Hiroki cligna des yeux. L'entendre était un tel luxe qu'il en eut les larmes aux yeux. Quand le bip sonore se fit entendre, il raccrocha, tout simplement. Qu'avait-il à lui dire à part ce qu'il lui avait déjà dis dans tous les autres messages ? Rien, évidemment. Il se triturait les méninges pour trouver une quelconque excuse, passable, qui le forcerait à prendre des nouvelles de lui mais il avait beau chercher, il n'y arrivait pas. C'était plus fort que lui. A vrai dire, en ce moment, tout le dépassait. Il ne savait plus où il était. Il ne savait plus qui il était. C'était déjà... Pas mal, non ? Il posa le téléphone sur son bureau. Sur ce même bureau il y avait une photo d'eux. Et à chaque fois qu'il la voyait c'était comme un déchirement, qui lui faisait regretter chaque jour un peu plus ses actes stupides. Son père n'osait plus le regardait et sa mère le consolait du mieux qu'elle pouvait. Pas assez, pour être honnête. Il avait l'air d'un gamin. Sans amis. Et le pire c'est qu'il avait l'impression de se sentir abandonné, pourtant, il avait faux sur toute la ligne. Il était plus accompagné que jamais. Par Ryo, mais aussi par tout le groupe. Les journalistes avaient beau dire qu'ils étaient en froid, ils se soutenaient, par la pensée. On ne pouvait pas défaire ces liens, ceux de la solidarité. Les médias déforment toujours les choses, c'est bien connu. Et il était bien stupide d'y croire. A force de tout lâcher, de s'isoler ainsi, il se nuisait lui-même. Il se privait de quelque chose qu'il avait besoin de posséder pour vivre, du bonheur. Et de l'amitié. Sans parler de l'amour.

Il avait décidément toutes les caractéristiques d'une personne aveugle. Oui, il avait, en gros, de la merde dans les yeux. Et ça serait assez dur de lui enlever.

- Grand frère, tu pleures ?

Uchi sursauta. Il n'avait pas remarqué qu'il avait laissé la porte ouverte. Et sa petite s½ur était rentrée. Il pleurait tout le temps devant elle et à chaque fois elle venait lui demander pourquoi. Il lui répondait en s'essuyant du revers de son pull en souriant « Maa, c'est rien Aoi-chan. J'avais une poussière dans l'½il. »

Mais elle n'y croyait jamais. Uchi mentait vraiment, vraiment mal. Alors ce jour-là, elle vint s'asseoir sur son lit et prit dans ses bras un nounours imbibé d'eau. Elle haussa les sourcils et renifla. Hiroki le remarqua, il allait se faire engueuler.

- Tu l'as tué avec tes larmes, lui reprocha t-elle.

Il sourit en se rapprochant d'elle avec sa chaise roulante. Elle aimait les peluches. Sans peluche, il n'y a pas de joie. C'était sa philosophie de la vie. Elle échappa un sanglot. Décidément, c'était une caractéristique chez eux ! L'hérédité fait bien, ou mal, les choses. Il posa sa main sur sa petite tête et lui caressa les cheveux.

- Pardon. Je tue tout le monde ces temps-ci, remarqua t-il en fermant les yeux.

- Même Ryo ?! S'exclama t-elle, choquée.

- Même Ryo, confirma Hiroki en ouvrant les yeux pour poser son regard sur elle.

- Alors tu l'as enterré ? Demanda t-elle piquée par la curiosité.

Uchi sursauta. Si seulement ce n'était que ça !

- D'où tu les sors ces idées-là ? Jamais je n'enterrerais Ryo ! Assura t-il en rigolant. Tiens, il savait encore rire.

- Ca veut dire que tu penses à lui, alors. Et que même si il est mort, il est toujours dans ton c½ur, un peu comme Hiroko, son ours, je l'aime toujours, même mouillé ! S'il est plus là, je suis triste.

« Et c'est par le biais de ses paroles, celle d'une enfant, que j'ai ouvert les yeux, ça ne servait à rien, tout ça, l'essentiel c'était lui et moi. Nous. Pour toujours »
Pour Toujours

# Postato domenica 22 novembre 2009 14:36

Modificato mercoledì 20 gennaio 2010 15:42